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Chauffe-eau thermodynamique : combien économise-t-on vraiment ?
L’ADEME annonce jusqu’à 70 % d’économies d’énergie. Son tableau grand public compare aussi 1 300 kWh par an pour un ballon électrique moyen à 630 kWh pour un chauffe-eau thermodynamique A+, soit 670 kWh et environ 52 % d’écart dans cet exemple.

La réponse chiffrée
Le gain existe, mais il faut distinguer maximum et cas moyen.
Un chauffe-eau thermodynamique récupère des calories dans l’air avec une petite pompe à chaleur. Il consomme donc moins d’électricité qu’une résistance seule, tout en gardant un appoint électrique pour les besoins exceptionnels.
Dans son conseil publié fin 2025, l’ADEME indique qu’un chauffe-eau thermodynamique peut consommer environ un tiers de l’énergie d’un modèle classique et permettre jusqu’à 70 % d’économies. Le mot « jusqu’à » est essentiel : la température de l’air, le volume du ballon, le nombre d’occupants et le recours à l’appoint changent le résultat.
Dans un autre tableau actualisé en 2026, l’ADEME donne 1 300 kWh par an pour un ballon électrique moyen et 630 kWh pour un ballon thermodynamique A+. L’écart est de 670 kWh par an, soit environ 52 % sur le poste eau chaude dans cet exemple — pas sur toute la facture du logement. Ce repère juxtapose une moyenne nationale et un appareil neuf très efficace : ce n’est pas un avant-après mesuré dans le même foyer.
Une méthode vérifiable
Comment calculer vos économies sans promesse commerciale ?
Deux comparaisons sont homogènes : comparer les consommations annuelles déclarées de deux appareils pour le même profil de soutirage M, L ou XL, ou comparer la consommation mesurée de l’ancien ballon à une projection du nouveau corrigée pour les mêmes usages. Il ne faut pas soustraire directement une consommation réelle à une valeur d’étiquette établie selon un profil normalisé.
Pour parler de rentabilité, comparez de préférence le surcoût du thermodynamique avec le coût posé d’un cumulus électrique neuf équivalent. Si l’ancien ballon doit de toute façon être remplacé, faire porter tout le devis sur les seules économies d’énergie allonge artificiellement le temps de retour.
| Étape | Formule | Exemple pédagogique |
|---|---|---|
| Énergie évitée | Deux consommations comparables − nouveau ballon | Repère ADEME : 1 300 − 630 = 670 kWh/an |
| Gain annuel | kWh évités × tarif réel | 670 × 0,20 € = 134 €/an |
| Surcoût | CET posé − cumulus neuf posé | À calculer sur deux devis comparables |
| Retour sur surcoût | Surcoût ÷ gain annuel | À présenter comme estimation |
Ce qui change le résultat
Six décisions pèsent sur la consommation réelle.
Le bon volume
Un ballon trop grand maintient inutilement de l’eau chaude. L’ADEME met explicitement en garde contre le surdimensionnement.
La température de l’air
Sur air ambiant, le local se refroidit. Sur air extérieur, la performance varie davantage avec la météo.
Le profil du foyer
Nombre de personnes, bains, douches successives et horaires déterminent les soutirages et l’appel de l’appoint.
La consigne
L’ADEME cite 55 °C comme réglage optimal. Une consigne plus élevée augmente les pertes et peut solliciter davantage l’appoint.
- Choisir 150, 200, 250 ou 300 litres à partir des usages réels, pas du seul prix.
- Vérifier le volume d’air libre ou le gainage exigé par la notice.
- Éloigner les pièces de nuit si le ventilateur peut être audible.
- Prévoir une évacuation fiable des condensats.
- Contrôler l’alimentation, la protection électrique et les heures creuses.
- Comparer consommation annuelle, efficacité, profil M/L/XL et temps de chauffe.
Air ambiant, extérieur ou extrait
Le meilleur type dépend du local disponible.
Un modèle sur air ambiant puise les calories dans le garage, la buanderie ou le cellier et rejette un air plus froid. Dans un volume chauffé, cette fraîcheur peut provoquer une surconsommation de chauffage. L’ADEME cite une pièce d’au moins 20 m² comme repère pour cette configuration, mais le volume d’air et les distances exactes du fabricant restent prioritaires.
Un modèle monobloc sur air extérieur utilise des gaines et des prises et rejets en façade ; sa performance varie avec la température extérieure. Une version split comporte une unité extérieure, avec des contraintes acoustiques, de liaison frigorifique et parfois d’autorisation. Un appareil sur air extrait valorise l’air de la VMC, avec une installation plus spécifique et un dimensionnement de ventilation à respecter.
| Solution | Atout | Point de vigilance |
|---|---|---|
| Air ambiant | Installation souvent simple | Refroidit le local et demande assez de volume |
| Air extérieur gainé | Échanges séparés du local | Gaines, percements et performance par temps froid |
| Version split | Ballon séparé de l’unité extérieure | Bruit extérieur, liaisons et autorisations |
| Air extrait | Valorise l’air de la VMC | Compatibilité et réseau de ventilation spécifiques |
TVA et aides en septembre 2026
Séparer le prix posé des aides qui ne sont pas certaines.
Pour les demandes déposées à compter du 1er septembre 2026, les pompes à chaleur dédiées uniquement à l’eau chaude ne sont plus financées comme geste isolé par MaPrimeRénov’ en métropole. Dans une rénovation d’ampleur, le chauffe-eau thermodynamique peut faire partie du projet global éligible, mais il ne bénéficie pas d’une prime autonome.
La fiche CEE BAR-TH-148 reste applicable sous conditions dans un logement de plus de deux ans. Pour les opérations engagées en métropole du 1er septembre au 31 décembre 2026, le volume de CEE est temporairement multiplié par sept pour les ménages modestes et par quatre pour les autres, à condition de ne pas installer ou conserver un système de production d’eau chaude sanitaire pouvant utiliser un combustible fossile. Ces coefficients ne constituent pas une remise en euros garantie.
Le professionnel qui réalise l’opération CEE doit détenir le signe de qualité correspondant. À ce jour, ROGER n’indique pas détenir cette qualification RGE : une pose réalisée directement par ROGER est donc présentée sans CEE ni éco-PTZ. Un éventuel sous-traitant RGE devrait être précisément identifié, avec son justificatif, avant la signature du contrat.
La TVA à 5,5 % peut s’appliquer dans un logement d’habitation achevé depuis plus de deux ans lorsque l’équipement conforme est fourni et posé par l’entreprise. L’efficacité pour le chauffage de l’eau doit atteindre au moins 95 % en profil M, 100 % en profil L et 110 % en profil XL ou supérieur. Si le client achète directement le matériel, son achat reste à 20 %. Le RGE n’est pas une condition propre à ce taux de TVA.
Un conseil adapté au logement
Préparer une offre claire entre Valence et Montélimar.
ROGER prépare une offre de pose de chauffe-eau thermodynamique pour octobre et novembre. Avant d’afficher un prix, le modèle, le volume, les travaux inclus et le cas de pose standard seront validés afin que le tarif TTC puisse être compris sans petite ligne trompeuse.
Questions fréquentes
Ce qu’il faut savoir avant de décider.
Combien économise un chauffe-eau thermodynamique par an ?
Dans l’exemple ADEME, l’écart est de 670 kWh par an entre 1 300 kWh pour un ballon électrique moyen et 630 kWh pour un thermodynamique A+. À 0,20 €/kWh, cela représente environ 134 €, sans garantie pour un foyer particulier.
Un ballon thermodynamique consomme-t-il trois fois moins ?
L’ADEME indique qu’il peut consommer environ un tiers de l’énergie d’un modèle classique et permettre jusqu’à 70 % d’économies dans de bonnes conditions. Le volume, l’air capté, les soutirages et l’appoint peuvent réduire cet avantage.
Quelle taille choisir pour quatre personnes ?
Le nombre de personnes ne suffit pas. Il faut connaître douches, bains, horaires, température de consigne et volume d’eau chaude à 40 °C. Un ballon surdimensionné peut consommer inutilement.
Peut-on l’installer dans un garage ?
Souvent, à condition de respecter la plage de température, le volume d’air, le bruit, les dégagements, le hors-gel et les condensats prévus par le fabricant.
Le chauffe-eau thermodynamique est-il encore éligible à MaPrimeRénov’ ?
Pour les demandes déposées à compter du 1er septembre 2026 en métropole, il n’est plus financé seul par le parcours par geste. Il peut faire partie d’une rénovation d’ampleur éligible, mais sans prime autonome pour le ballon ; vérifiez le projet global avant de signer.
La TVA à 5,5 % exige-t-elle le RGE ?
Non. Le taux réduit dépend du logement, de la fourniture-pose par l’entreprise et des critères techniques du modèle. L’administration fiscale ne le conditionne pas au RGE, contrairement aux CEE BAR-TH-148 et à l’éco-PTZ.
Sources et méthode
Les chiffres sont des repères nationaux ou techniques, jamais une promesse pour un logement particulier. Page vérifiée le .
ADEME — Produire de l’eau chaude avec des énergies renouvelables ADEME — Consommation des appareils électriques Impôts — TVA applicable aux travaux dans les logements Légifrance — Critères techniques de la TVA à 5,5 % Bercy — MaPrimeRénov’ par geste au 1er septembre 2026 Anah — Guide des aides financières, septembre 2026 Ministère de la Transition écologique — Fiche CEE BAR-TH-148 Légifrance — Bonification CEE du 1er septembre au 31 décembre 2026 Service-Public — Démarche et montant des CEE Service-Public — Conditions de l’éco-PTZ Service-Public — RGE et information du clientUn projet ou une panne ?
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